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Histoire des Oulad sidi Khaled , Oulad sidi Benali, La Famille Benelhadj Bachaga Sahraoui

Histoire des Oulad sidi Khaled , Oulad sidi Benali, La Famille Benelhadj Bachaga Sahraoui

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Monsieur Benelhadj Khaled ; Fils du Bachagha Sahraoui est décédé le 02 Juin 2009

Le 13/06/2009

Si Khaled Benelhadj en 1998 Si Khaled avec Monsieur "Borie" le 24 04 2006 Si Khaled dansn une Partie de Chase avec ses Amis Si Khaled -El-Moudhjahid-

Si Khaled Benelhadj en 1998 

بسم الله الرحمن الرحيم

الحمد لله رب العالمين و الصلاة و السلام على أشرف المرسلين

و على آله و صحبه أجمعين

"إنا لله و إنا إليه راجعون"

ببالغ الأسى و الحزن  أعلن عن وفاة الوالد -رحمه الله تعالى- السيد بن الحاج خالد  آخر أبناء السيد الباش آغا السيد بن الحاج الصحراوي يوم 02 جوان 2009

و لمن لم يعرف الوالد -رحمه الله- فهو بإيجاز رجل عمل في الميدان و ثقافة واسعة و معرفة دقيقة بقضايا الفلاحة  و من خصوصياته التي يندر مثلها في الناس أنه ماسك للسانه يحب الخير للجميع و من ابتعد عنه يهابه و من يقترب منه يحبه  ........

فرحم الله الفقيد و أسكنه فسيح جنانه و ألهم أهله جميعا الصبر و السلوان ...

الابن مصطفى بن الحاج

 

  Monsieur Benelhadj Khaled; le dernier Fils du Bachagha Sahraoui  né le 22-11-1930 a Ouled Sidi Khaled..(Ain Branis) est décédé le 02 Juin 2009

écrt Par Monsieur Safir Mahmoud

          Tous les amis et alliés de la région de Sougeur ainsi que  ceux de l’ensemble des Communes environnantes de la wilaya de Tiaret  affligés  , pleurent leur enfant  et frère et sont en deuil à la suite du décès de feu BENLHADJ Khaled  , qui s’est éteint à l’âge de 79 ans le 02- Juin-2009.

          Travailleur et diligent, connu et apprécié de tous , le défunt a exercé jusqu’à sa longue maladie , la profession la plus noble , en  l’occurrence d’agriculteur – éleveur.

        Commandant  , ingénieur , intendant d’armée , il connaissait la capacité de chacun des travailleurs employés à la ferme, savait s’en faire aimer et respecter ; les tenir en discipline pour exécuter tous les travaux  agricoles .Pétri d’honneur et de justice , l’air simple et modeste , retenu et mesuré , il écoulait le plus clair de son temps  dans l’exploitation familiale.

      Travailleur acharné , il aimait tout prévoir afin d’aplanir l’ensemble des problèmes ,comme il ne négligeait aucun détail dans l’exécution de ses projets auxquels il faisait participer ses enfants.

       Si Khaled avait le visage et le port aisés , fort noble, avait dans le geste comme dans toutes ses actions , beaucoup de tact . Le son de la voix et le don de la parole tout particulier  lui étaient d’une facilité et d’une netteté que rien ne surprenait : il excellait à parler avec vivacité.                                    

    Il aimait la règle et l’équité, intellectuel il connaissait parfaitement l’histoire et au fond, honnête homme fort instruit dans son métier.

    Pour ses loisirs, il aimait la lecture et le sport, ancien membre du comité de soutien  a  l’équipe de Jsmt « Tiaret »  enfin à son jeune âge , grand passionné de la chasse.                                        

       Si Khaled se faisait un honneur de connaître  , d’aimer et de servir les hommes qui faisaient la révolution , personnes de grandes qualité avec lesquels il se retrouvait .                                     

       Dans la famille nous avons beaucoup regretté son incapacité  radicale d’écrire  ce qu’il avait fait et vu .C’eût été un trésor des plus belles anecdotes à transmettre à ses petits enfants. Essayant de tirer de lui quelques bribes, il commençait à raconter pour quitter aussi tôt l’objet principal

du récit  pour s’attacher à quelques une de ces personnes et les unes après les autres, à la manière des romans , il enfilait ainsi deux ou trois histoires à la fois.

           Rien ne serait plus désirable pour l’histoire  de la famille , que de réunir le maximum de documents et d’écrits ( s’il était encore possible ) pour jeter une merveilleuse lumière  afin de mieux apprendre à nous connaître .

                                                        écrit par    Monsieur safir Mahmoud

 

  

 

 

 

 

 

Adieu si khaled

Le 01/09/2009

 

Adieu si khaled (Benelhadj)

Posté par Artisans de l'ombre le 4 juillet 2009

Samedi 4 Juillet 2009 14h39mn 26s
Auteur     : Belfedhal tahar

Sougueur vient de perdre l'un  de ses fils :  'khaled” , un des piliers de la tribu  des “ouled sidi khaled”

Il a été inhumé dans le cimetière de “Tamardjanet” auprès de ses encètres. Le défunt n'était ni un théologien ni un savant, c'était un simple fellah,  il était  connu pour sa rigueur dans le travail et certains l'appelaient “le géant de l'agriculture”.

Belhadj khaled est né en 1930 dans la tribu des ouled sidi khales il a grandi dans une famille très conservatrice, des son jeune age il commence a apprendre les techniques agricoles.
Tout le monde s'accorde à dire que le défunt était sincère et correct.
Cet homme travaillait sans rien dire et avec sa famille, il a largement contribué à la libération  de notre pays. Ceci est une réalité que personne ne la connait

Tout au long de sa vie, il est resté humble et discret, il aimait son prochain et avait un grand respect pour les savants de la religion qu”il consultait souvent pour différents problèmes de la vie.

Cet été les voisins et les paysans du ouled sidi Khaled ne l'ont plus vu passant sur la route de tousnina dans sa voiture, ils n'ont plus vu cet homme exemplaire.. 

On etait habitué a vous voir lire les journaux devant votre porte, votre chaise reste vide……qui va s'assoir sur elle. !???

Adieu si khaled, tu as laissé une relève derrière toi ; ton fils Mustapha qui va combler in chaallah le vide que tu as laissé, tu as accompli ta mission sur notre sol et dans notre société.

Rédigé par Belfedhal  Tahar
professeur d'Anglais “sougueur”

 

 

Mon Grand Père Maternel Monsieur Safir Hadj Abbes decédé le 05 /02/2009 a Mascara

Le 30/08/2009

a Frenda avec son Petit Fils Mustapha a la daira de Frenda avant 1962 A sougueur avec son Fils  Mahmoud a mascara l'année 2001

a Frenda avec son Petit Fils Mustapha 

écrit par Monsieur Safir Mahmoud                  

Si el hadj Safir Abbes était de taille moyenne, d’une physionomie agréable , d’esprit orné et ouvert ; beaucoup de lecture et de mémoire , le débit éloquent , naturel , choisi , l’air noble , à la parole toujours assaisonnée d’un sel fin et d’expressions, frappaient souvent par leur justesse.               

                   Du haut de ses 96 ans, il imposait le respect avec sa gandoura d’une blancheur immaculée et sa coiffe rouge écarlate qui ne le quittait jamais.Généreux et plein de gentillesse, il irradiait la bonté.

                    Tous l’appelaient si Abbes

                   On  ne peut parler de lui sans évoquer son extrème politesse, sa dimension humaine  et ce, sans diminuer de ses compétences  ; outre ses responsabilités professionnelles , il était trés impliqué avant son départ à la retraite dans la vie sociale .                  

                    Président du C.R.Algérien, du tourisme, enfin  responsable local du culte religieux  , il a concourru en toute modestie pour une grande part à la conception de la belle et  grande mosquée de la ville de Frenda ( Tiaret ).                           

                   Il parlait  peu  mais  savait conter à ravir si agréablement qu’on le lui rendait bien en l’écoutant durant de longs moments. Sa conversation la plus ordinaire était charmante ; personne n’était de meilleure compagnie ; doux, accessible  et facile à se faire aimer.                    

                    Que ce soit  la prise en  charge  du projet  d agrandissement  pour ses enfants de la maison paternelle , ou de ceux concernant  l’exploitation des terres  agricoles  héritées constamment en gestation, certainement bons, hardis et vastes, il ne trouvait jamais de solution idoine, tant il n’approuvait aucun en particulier, croyant avoir à craindre ou à espérer  qu un  jour sa progéniture ne revienne vivre sur les lieux de ses ancètres.    

                    Comme si la vie n’était pour lui qu’un long fleuve fougeux, une fois admis à la retraite , il a récidivé au risque de rendre encore plus ardue une vie qui a connu tant de péripéties  , ne mènageant aucun effort pour la fondation de la mosquée  El Atik sise au faubourg Chaabane (Baba Ali) à Mascara.

                    Ancien de la  Médersa El-thaalybia d’Alger où il étudia durant 4 années, il racontait avec nostalgie le médersien qui se faisait une idée précise de cette Institution qui préparait les hommes de l’aprés administration coloniale.

                    Ce  fonctionnaire  qui , aprés plus de 35 années d’éxercice dans les bureaux de la commune mixte, puis de la daira de la ville de Frenda, était loyal en amitiés et avait gardé des relations avec beaucoup de ses anciens camarades et collègues de bureaux, comme il savait parler de l’homme et aimait par dessus tout, la pratique de la religion.

                  Devenu  grand père, il avait le sens de la famille , avec son air avenant, sympathique et son franc sourire, il répondait présent sans se lasser pour voler au secours des démunis ou pour soutenir dans l’anonymat toute une famille lors d’évènements particuliers.

             Il racontait très souvent des anecdotes dont la morale était au centre de l’actualité , préchant  souvent la bonne parole pour encourager tel fils, fille, cousin, frère ou autre ami,  prodiguant  les meilleurs conseils .                                                                                                                                                                                 Pointilleux sur les dates  et les faits, plaçant les évènements dans leurs contextes, sans lassitude et  , intarissable  , il aimait parler des heures durant et jusqu’à ses derniers jours ,  de  l’ensemble de sa famille qui était de condition modeste en termes élogieux , sans omettre la moindre particularité connue auprès de chacun de ses  grands-pères, père, tantes, oncles et frères.

                      Courageux et fataliste, il ne se plaignait jamais du départ de    notre mère  emportée à son tour par une trés longue maladie en date du 24 Août 2008 pour un monde meilleur, car il savait qu’il valait mieux ainsi pour elle.                                                                                                                                   

                      Dévoué et plein de considération pour l’épouse, la mère et la soeur qu’elle représentait pour nous tous sachant qu’elle incarnait comme lui les derniers patriarches de la famille des Safir, Bensafir et Bosr , il résolvait un à un les problèmes au quotidien afin de garder pour nous l’équilibre parental que nous venions chercher auprès de lui lors des fêtes religieuses .

                      Sentant la fin de sa vie approcher, si Abbes a réclamé pour une ultime entrevue, les tolbas et l’imam de la mosquée qui sont resté ses amis les plus fidèles, leur recommandant de gérer au mieux  le lieu de culte ,  comme il a demandé à recevoir pour mieux se préparer pour  son dernier voyage  l’ensemble de ses neveux  petits enfants  et différents cousins , les invitants à coordonner tous leurs efforts pour se soutenir mutuellement.

                       L’après –midi du Jeudi 5 Février 2009 peu avant la prière du Asr,aux environs de quinze heures quarante s’est éteint Si Abbes gratifiant d’un grand sourire ses enfants sans avoir poussé de soupir dans le grand silence de la chambre où il était allité.....

 

                                              Inna li llah wa inna ilayhi rajioune.

                                                                               écrit par son Fils Monsieur Safir Mahmoud

 

 

 

 

Le Bachagha Si Sahraoui Benelhadj Caid des Ouled Sidi Khaled de La Famille De Moulay Idriss II

Le 12/09/2008

le bachchagha  Sahraoui avec ses Fils tres Jeunes

 
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شذرات من تاريخ السيد الباش آغا الصحراوي

بسم الله الرحمن الرحيم

الوجيه السيد الباش آغا الصحراوي بن الباش آغا محمد بن الحاج

باش آغا أولاد سيدي خالد  من سنة 1884إلى سنة1937

 1- نسبه

     هو السيد الصحراوي بن محمد بن الحاج محمد بن الحاج بن الجيلاني بن جعفر بن سيدي بن علي المعروف بزرق العين صاحب الضريح المشهور في بلاد الأحرار بدير الكاف بن محمد بن أحمد بن عبد الله بن سيدي خالد المعروف بمثقوب الشواهد صاحب القبرين اللذين أحدهما في مكرة بنواحي سيدي أبي العباس و الآخر بنواحي فرندة بقرية تاوغزوت ويتصل نسب سيدي خالد بمولانا سيدي إدريس ويلقب في المغرب بخالد المصمودي المشهور بالتحرير من المغارم عند ملوك الغرب و كان أبناؤه الذين هم في القطر الجزائري كذلك محررين من المغارم عند ملوك الأتراك و هو من أسرة معتبرة مشهورة بالشرف و البركة و العلم و الكرم و الشـجاعة و خصال الخير عند الأحرار و نواحيهم في بلاد تيارت و غيرها ولد في 13 أفريل عام 1856.

أما التحقيق في نسب سيدي خالد المتصل به السيد الباش آغا الصحراوي فهو كالتالي: و هو سيدي خالد بن علي بن عمر بن علي بن خالد بن زكريا بن عبد المولى بن أبي عفوية[ أبي العافية] بن محمد بن عبد الرحمن بن يوسف بن سليمان بن يحي بن أحمد بن إدريس الأصغر بن إدريس الأكبر بن عبد الله الكامل بن الحسن المثنى بن الحسن السبط بن فــــــــــــاطمة الزهراء بنت رسول الله محمد- صلى الله عليه و سلم-

 2- ولايته:

تولى القيادة على عرش أولاد سيدي خالد الذي ولد به في سنة 1884،و تولى القيادة في نفس العرش والده المغفور له السيد محمد بن الحاج  خلال الاستيلاء الفرنسي و تولى جده المرحوم السيد الحاج محمد القيادة في زمن الأتراك و أثناء وقت الأمير الحاج عبد القادر.

4- نياشينه:

تقلد نياشين كثيرة أهمها الوسام العلوي من الدرجة العليا في عهد الحكومة الشريفية المغربية  بـ 12 ديسمبر عام 1924 تحت رقم 57/1925 ن و تحصل على نيشا الافتخار من المملكة التونسية في عهد الملك محمد الناصر باشا باي صاحب المملكة التونسية في 12 سمبتمبر عاو 1921

   رحلته إلى الحجاز: كمندوب  المهمة الإسلامية بالحجاز

 قام برحلة سياسية دينية إلى الحجاز ليتوسط بين الحكومة الفرنسية و حكومة الحجاز في قضية دينية  ولقد نجحت هذه الوساطة فكرم من الحكومة الحجازية بحصوله على هدية ثمينة قل من تحصل عليها و هي ستار الكعبة الذي حمله معه إلى بلد سكناه بالسوقر كما أثمرت هذه الزيارة بقبول سعيه لدى الحكومة الفرنسية في تدشين مسجد باريس  الذي يعرف حاليا بهذا الاسم و لا تزال صورته معلقة إلى يومنا هذا بمكتب عميد مسجد باريس و بذلك تحصل على نيشان الأنوار تكريما له على هذا المسعى الذي قام به في صالح الإسلام و المسلمين سنة  1917  

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مصادر الترجمة :

1-         مخطوط بيد الشيخ محمد الطاهر بن عمارة الجريدي.

2-   كتاب سلسلة الأصول في شجرة أبناء الرسول للشيخ عبد الله بن محمد بن الشارف بن سيدي علي حشلاف

3- Livre d'or d' algérie par narcisse faucon

أعد هذه الترجمة –وفق المصادر المذكورة أعلاه رئيس جمعية سيدي خالد بالسوقر/تمرجانت الحفيد الأستاذ مصطفى بن الحاج                 

                   

 

 

 

          

 

Histoire de la famille du Bachgha Sahraoui

Le 27/12/2007

Lex " Gouba " de Sidi Khaled a taoughazout Bachagha Benelhadj Benaouda Benelhadj Lakhdar Le Kaid Benelhadj Abdelkader le Kaid Benelhadj Mohamed

Lex " Gouba " de Sidi Khaled a taoughazout 
Voici  ce qu’en  dit le Kitab en Nasab

 KHALED BEN ZACCARÏA


Sidi Khaled ben Zaccaria, laissa quatorze enfants qui habitent le Djebel Amour. Il ont une fraction à Chalha, dans la vallée de l’Oued Mokra ; leur ancètre est Sidi Khaled ben Zaccarïa ben Mohammed Ben Yahya ben Zaccarîa ben §Hassène ben Mansour ben Djaâfer ben Mohammed ben Abd Allah ben El Afïa ben Mohammed ben Ahmed ben Ali Ben Idris –Laqbeur ben Abdallah-l’Qamel ben Hassène et Tsani ben Hassène Essibthi ben Ali –ben Abi Thaled soudj Fatima Zohra bent Rassoul Allah  صلى الله علي النبي محمد و اهله و اصحابه .

 Sidi Khaled, parfois surnommé  El Maçmoudi, fut le pere des Oulad Sidi Khaled qui se répandirent partie dans le Djebel Amour et partie dans le Tell oranais. C’est ainsi que vers le milieu de la XIIe corne de l’Hégire apparaît un des descendants collatéraux du grand saint et comme lui un savant réputé, Abou-L’Hadjadj Yousef Ben Ahmed ben Mohammed Ech-cherif Al-Hassani qui fut le maître du cheïkh Snoussi ; et le Professeur Provenzali, dans sa traduction du Bouslhane  d’Ibn Méryem ech-cherif el Mlily (fontana, édit, Alger, 1910, p.337), consacre quelques lignes exaltant son érudition et ses vertus.

 Cependant, les principaux des Oulad sidi Khaled, qui avaient, gagné le Sud, y avaient imposé leur autorité. L’un deux, qui fut, un missionnaire accompli, exposa ses doctrines et réunit un grand nombre de khouans, ce fut.

 Sidi Benali, surnommé Elaïn elazreg (l’œil bleu), qui a son tombeau dans les Herrar. Plusieurs Karamale qui lui sont attribuées rehaussèrent son  prestige et affirmèrent son autorité. De olus, farês accompli, il constitua une mehalla redoutable avec laquelle il tint têteaux djichs qui pullulaient   alors dans ces régions. En effet, à cette époque, les détrousseurs de caravanes s’aventuraient jusqu’aux confins de l’Atlas, razziant tout ce qui leur tombait sous la main ; aussi grand  était le mérite de ceux qui courageusement leur donnaient la chasse.

L’intrépidité de Si Benali le signala bientôt aux Turcs et le Pacha lui offrit  le titre de Kaïd du Djebel Amour ; transformant ainsi son goum en sofra auxiliaire dont il eut le commandement.

 Ainsi étaient reconnu son autorité temporelle et respectées ses prérogatives spirituelles. On cite encore des cas de bravoure à l’actif de ce chef décide qui jamais ne recula devant un ennemi, souvent bien supérieur en nombre. Cependant, à la suite de discussions survenues entre ses soldats et un commerçant juif, ce dernier fut égorgé, crimes d’ailleurs assez fréquents à cette époque, préludes épars des massacres de 1805.

 

 Le Kaïd Benali fut, pour ce fait, destitué par le pacha  Baba Mohammed Benotsmane, qui était absolument acquis aux juifs. Ce que voyant, ce Kaïd se retourna carrément contre les Turcs, faisant à l’Odjak une opposition acharnée et se livrant contre eux à des luttes  parfois sanglantes. La  tribu des Oulad Sidi Khaled, à laquelle il avait donné une autonomie quasi-complète, proclama son indépendance ; et bien des points de son térritoire furent les sépuleres des nombreux bachi-bonzouks envoyés pour la combattre. Mais, le Kaïd Benali-Elaïn-elazreg mourut, presque subitement, en l’an 1194 de l’Hérige (1780 de J-C), laissant son fils, Sidi Djaafer, à la tête du commandement. Le nouveau chef tenait de son père, quant à la bravoure ; aussi les beys eurent-ils à compter avec lui. Sa vie s’écoula en escarmouches, en engagements divers ; et à sa mort, survenue en l’an 1214 de l’ère musulmane (1799), son fils ainé,Sidi Elhadj Djillali, accomplissait le pèlerinage de la Mecque. Des son retour, le nouveau hadj prit la direction  de la tribu ; mais, homme de prière et de paix, il s’efforça surtout de rallier ses sujets à la religion du Prophète. Il parvint, grâce à ses conseils et à sa douce autorité, à apporter quelque apaisement ; et ; lorsque, en ayant éclaté entre eux. Son rôle fut bienfaisant ; et lorsque, en moharrem-le-sacré de l’an 1234 de Mohammed, il se réfugia dans la paix d’Allah, toutes les tribus avoisinantes et bien des nomades assistèrent à ses funérailles, aux quelles le bey lui-même se fit représenter. Son fils et successeur.

Si Elhadj- Mohammed qui lui aussi, accomplissant le saint pèlerinage avait, quelque temps durant, séjourné au Caire afin d’approfondir les doctrines ésotériques des Grands Maîtres et de s’inspirer de leurs sages théories, était un esprit droit, doué d’un grand bon sens, exécrant surtout l’oppression. Aussi, lorsque les Français se répandirent dans le Moghreb, allait il leur tendre une main serviable, lorsque le djehad fut proclamé. Bon musulman avant tout, il s’inclina devant la volonté du prophète, qui lui prescrit à tous les Croyants, en cas de guerre sainte, de se rallier aussitôt autour  de son étendard, et devint ainsi, pour un temps, notre adversaire. Toutefois, son entente avec l’Emir ne devait pas être de longue durée ; car en présence de l’autocratie d’Elhadj-Abdelkader, il ramena bientôt ses gens dans sa tribu ; 

 Si Mohammed fut chargé officiellement de la direction des Oulad Sidi Khaled.

 

 Le nouveau kaïd devait nous sacrifier une longue vie de dévouement. Très énergique, très brave, et ayant sur son entourage une grande autorité, ce chef fut très apprécie de nos officiers. De Lamoricière eut pour lui de la sympathie et souventes fois mit ses connaissances stratégiques à contribution pour réduire cette région très difficile, où une nouvelle guerre recommençait chaque jour. Il fut pour nous précieux concours ; surtout, dans les répressions chez les Chikhïa, perturbant constamment le Djebel Amour. Il  poussa même avec son goum de hardies reconnaissances chez les Hamïane et au-delà du Djebel Anthar.

 Comme tout vrai chérif, Si Mohammed, dédaigneux des maux et des fatigues aussi bien que de la mort, se multiplia lors de l’aam ech-cherr pour prodiguer ses soins et ses derniers à tous ceux qui souffraient. Ses efforts furent loués et il  reçut les vives félicitations du Maréchal de MAC-MAHON, Gouverneur général de l’Algérie, qui lui offrit même un souvenir personnel. Peu après, éclatait la première guerre franco-allemande et des émissaires aux gages de la Prusse , venant de Tanger ou de Sallouane, parcouraient  l’Oranie, sous le travestissement de dérouïches marocains ; essayant surtout de soulever les Harrar, les Hachem et toutes les tribus du Djebel Amour où le marabout de Kassibïa, Sidi Mahieddine, père de l’Emir, avait compté ses plus fervents adeptes. Le Ka¨d Mohammed leur fit une chasse acharnée, déjouant leurs tentatives et les châtiant sans pitié. Il expuisa même de ses montagnes les chiïads kabyles et couvrit de sa protection toute la région, depuis Tiaret jusqu'à Bhassoul.

 Cependant l’insurrection qui battait son plein dans la Med « jana et les bui-Mnaceur ne laissait pas que d’avoir sa répercusion jusque dans l’Ouarsenis  et Sud-Oranais. Après l’affaire de Bir el –Magoura, des contengents d’Oued-Ziadet des Laghouat –el-Ksell s’étaient portés dans la vallée de l’Oued-Chikia-Goulita où campaient les Arbaouate, qui demandérent aussitôt du secours contre leurs afresseurs. Le kaïd Si Mohammed, des Oulad –Sidi – Khaled, fut donc détaché pour avec ses goumiers, renforcer l’escadron du kaïdLakhdar Benferhate de Laghouat, et mettre les pillards en déroute. Quelques jours après il remontait avec le Kaïd –des –kaïds Si Benadberrahmane, des Oulad-Mokhtar-Cheraga, son ami, lorsqu’ils furent très instamment sollicités par le khalifa d’Elhadj Mokrani, lequel leur fit tenir une lettre des plus persuasives et même menacante les incitant à la révolte. Mais ces chefs, nos amis firent, au contraire, redoubler de vigilance.

Pour prix de ses efforts le kaïd Mohammed fut fait chevalier de la Légion d’Honneur. Il mourut en 1884 non sans nous avoir encore puissamment aidé lors du soulèvement provoqué par Bou Amama. Il laissa plusieurs enfants, parmi lesquels est son successeur, le valeureux et très estimé,  Le Bachagha si Sahraoui de Trezel 


     

              

 

 

 

 

 

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